© Alain Vonck 2010
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subjective pattern / ubik

Google Earth est le stade ultime de la cartographie, son mode de représentation le plus poussé. Cependant un point essentiel semble avoir été perdu dans la création de ce nouveau système, la subjectivité.

Une carte a toujours une part de subjectivité dans le sens où c’est une simplification, une abstraction d’une réalité très complexe. Il existe de nombreuses manière de représenter le monde, idée largement développée dans le travail des situationnistes et de la psychogeographie portés par Guy Debord et sa mémorable carte : « the naked city ». Elle montre un plan déconstruit de Paris, une géographie alternative basée sur une interprétation personnelle de la ville par l'expèrience de la “dérive” (déambulation dans un état ivre au coeur d'une vile). Le principe de ce parcours est d'appréhender l'espace d'une toute autre perspective ponctué par des images mentales déconstruites de la ville qui sont ensuite rassemblées pour l'élaboration d'une carte personnelle.

Subjective pattern fait référence à “The Naked City” et à la psychogeographie. L’idée est de
« cartographier » les espaces visualisés pendant la lecture du livre de Philip K.Dick, Ubik, puisque l'on se crée des espaces qu’on imagine et qu’on visualise sans forcément les connaître
« physiquement ». Le paralléle avec la “dérive” est intéressant car l'expèrience de la lecture provoque la visualisation parcéllaire d'espaces, de déplacements et d'ambiances.

Les cartes ainsi crées sont donc des retranscriptions subjectives des quatre grands lieux du livre (New York, Zurich, Des moines, La lune) et de ma propre expérience de lecture. Comment je passe d’un espace à un autre ? Est-ce que je visualise le parcours du point A vers le point B ou est-ce que je me télé-transporte d’un lieu à un autre ? Quel type d’espace par rapport aux villes (cloisonné, lieu récurrent, ou non visualisé) ?


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